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Shatima-c-moi

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Tout ce que j'aime, tout ce que je fais, tous ce que je suis.

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Shatima-c-moi17 ans
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Ce blog est vieux!!!


Je le retrouve en me voyant en Drocell sur google X), et je me rend compte que laisser les blogs à l'abandon c'est pas bien!!!
Je n'ai pas la notion du temps...
Je déclare donc que ce blog est en attente d'un bon lifting!
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#Posté le mardi 18 octobre 2011 08:48

Je me présente!

Tchuss! Moi c'est Anaëlle alias Shatima (l'un des personnages principaux de l'une des histoires que j'écris) et sur ce blog, je vais mettre ce que j'aime, ce que je fais, ma vie sur écran quoi ^^! Pour rentrer un peu plus dans les détails, il y aura les mangas que j'aime, quelques trucs sur le Japon, avec des groupes et des musiques que j'aime, des cosplayeurs par milliers (mon kiff du moment), mais aussi mes dessins les plus réussis avec ce que j'écris, et beaucoup d'autres choses encore ^^ mais pas d'inquiétude, je classerais tout pour qu'on puisse s'y retrouver ^^°. Chaque article sera présenté par moi-même et mon doppelganger ça fera un peu d'animation (représentation sur le dessin ci-contre et dont je ne suis pas peu fière mdr). Bonne visite!
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#Posté le lundi 17 août 2009 12:41

Modifié le mardi 18 août 2009 01:35

Ce que j'écris

Dans les articles de cette catégorie, je vais vous présenter tout ce que j'écris, en tout cas ce qui est le plus réussi ^^° mais autant vous prévenir c'est un peu étrange ou plutôt un peu difficile à comprendre quelques fois mais rien d'horrible je vous rassure (quoique XD). Je classerais tout comme d'habitude ne vous inquiétez pas alors je n'ai plus qu'à vous dire bonne lecture ^^!

Mouais pour un premier article libre c'est pas super mais bon venant de toi - sympa -_-° toi aussi bon début ça donne le ton - t'inquiète gniark* j'ai déjà tout prévu - J'ai peur pour la suite o_O...
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#Posté le lundi 17 août 2009 13:04

Modifié le mardi 18 août 2009 03:43

Tsume

Tsume est une histoire que j'écris quand j'ai le temps, mais j'en suis assez fière. Elle reconte la vie vue de l'intérieur d'un jeune garçon dans un futur proche: il est Le Cinquième, un clone. Il grandi dans un complexe sécurisé qu'il n'a jamais quitté, et tout le monde le fui... Tout le monde sauf La Femme, la seule qui l'ai jamais protégé, mais personne, pas même La Femme, ne lui a confié son nom. Sa vie se voit boulversée lorsqu'il rencontre un homme, John Carter, qui lui confie son nom et le traite comme un être normal. Mais cet homme semble cacher un lourd secret, et en savoir plus qu'il ne le dit sur le jeune garçon. Qu'adviendra-t-il de ce jeune garçon? Qui est en réalité ce mystérieux homme? Et surtout, qu'adviendra-t-il de ces destins liés lorsque la vérité sera enfin révélée...

Liste chapitres:
1) L'enfant du laboratoire 411 - humanité
2) Les griffes qui lacèrent l'âme - la folie du c½ur de pierre
3) Le pardon et le renoncement, 10 ans après - souvenirs
4) De l'autre coté du miroir des hommes - enfer et paradis
5) Liens - 0.5

N'hésitez pas à laisser vos commentaires et à me demander si vous ne comprenez pas quelque chose ça peut être assez difficile parfois ^^°... Bonne lecture!

Le résumé est trop vague - c'est dur de le faire! - Si c'est moi qui l'avait fait... - Tu m'as aidé je te rappelle - ah...
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#Posté le mardi 18 août 2009 01:33

Modifié le mardi 18 août 2009 02:38

Tsume chapitre1 §1 et §2

L'Homme posa le pied sur Mars 18 juillet 2026.
L'Homme colonisa Mars le 24 août 2059.
L.Peterson découvrit une alternative à l'énergie nucléaire en 2063.
B.Law découvrit le vaccin universel en 2069.
Le gouvernement des États-Unis d'Amérique permis l'utilisation du canon spatial d'expérimentation le 31 décembre 2070.
Le gouvernement des États-Unis d'Amérique fut dissous le 13 janvier 2071.
La Terre signa le Traité de Reconnaissance, acceptant l'existence des « fantômes » à la suite de la Grande Terreur, le 29 février 2072.
S.Field réussit le premier le clonage humain intégral en 2073.
Le premier clone humain intégral mourut en 2086.
La Terre inclut la « magie » dans le Traité de Reconnaissance le 29 février 2093.
Le gouvernement autorisa officieusement l'utilisation de « magie », mais interdit l'expérimentation des « miroirs ».
Le second clone humain intégral, clone du premier, vit le jour le 29 novembre 2101.
Le second clone humain intégral mourut le 27 mars 2114.
Le troisième clone humain intégral cloné du deuxième naquit en 2015 et mourut en 2127.
Le quatrième clone humain intégral cloné du troisième naquit en 2028 et mourut en 2145.
Les services secrets Russes débutèrent l'expérimentation des « miroirs » en 2157
La Troisième Guerre Mondiale débuta en 2171.
Le cinquième clone humain intégral cloné du quatrième naquit le 4 février 2181.


Ces informations circulaient en boucle sur un écran noir, écrites en blanc.
Dans cette pièce sombre et sans fenêtres, c'était la seule source de lumière. Ce grand écran était la seule chose qui faisait penser au monde réel, et comme happé par ses lignes, on ne pouvait détourner les yeux.
Un enfant regardait cet écran fixement depuis de nombreuses heures. Il ne bougeait pas, ne parlait pas. Il restait là simplement.
Il était recroquevillé dans un fauteuil de velours rouge, le menton posé sur ses genoux et les yeux grands ouverts.
C'était un très bel enfant, dont on n'oserait imaginer la beauté. Ses cheveux mi-longs lui tombaient dans la nuque comme une soyeuse cascade violacée, puis passaient sur ses épaules minces pour disparaître un peu plus bas. Sa peau blanche et ses grands yeux foncés le rendaient quasi irréel, et assit comme il l'était, on eu cru qu'un petit elfe vint se perdre près d'ici. Oui, c'était un très bel enfant.
Une porte s'ouvrit brusquement au fond de la salle, brisant le silence et laissant filtrer la lumière aveuglante de l'extérieur. Dehors, une femme hurlait, se débattait. Elle criait qu'on la laisse faire, que ça ne regardait personne d'autre. Un coup de feu retentit, et la porte se referma. On dit à l'enfant de reprendre.
Il n'avait pas bougé.

L'écran s'éteint, et la lumière des néons éclaira soudainement le pièce. Les murs blancs la reflétaient parfaitement, et seul le fauteuil dans lequel l'enfant était assis tranchait dans cet endroit aseptisé.
Il s'était endormi. Son front était posé sur ses genoux, et ses cheveux lui cachaient le visage.
La porte s'ouvrit, et une femme entra. Elle portait une longue blouse blanche, et ses cheveux bruns étaient attachés par un crayon de papier. Elle s'approcha de l'enfant, et poussa un long soupir. Bien que ses lunettes étroites pouvaient lui donner un air stricte, son regard était emplit de compassion.
Elle prit l'enfant dans ses bras et sortit, sans jamais faire aucun bruit.


Lorsqu'il s'éveilla, il n'ouvrit pas les yeux. Simple habitude.
Il se sentait léger, et comprit qu'il était entouré d'eau. Au dehors, un homme parlait fort, il semblait mécontent. Il demandait pourquoi il n'y avait aucun progrès, et pourquoi il continuait à gaspiller son temps. Certains présents près de lui essayaient de le raisonner, mais d'autres restaient silencieux. Peut-être pensaient-ils la même chose.
Il ouvrit les yeux, tous se turent. Tous le regardaient, ébahis.
C'était normal, ils faisaient toujours comme ça quand il ouvrait les yeux.
Il ne s'en était jamais étonné, simple habitude. Et puis, on lui avait déjà tout expliqué: il était le cinquième clone, cinquième version du sujet original. Il était le plus réussit, le plus complet, le plus parfait de tous. En tous cas, c'est-ce qu'on lui avait dit. Ces gens étaient son seul contact humain, il devait les croire, il acceptait leurs mensonges.
Ensuite, il pris conscience de son environnement. Observant ce qui l'entourait, et après un rapide bilan, il savait parfaitement quoi faire, en combien de temps et pourquoi.
Il était là où ses tous se souvenirs prenaient source. Un tube de verre, assez grand pour qu'il puisse se tenir debout, mais pas assez large pour se mouvoir à l'envie. Il baignait dans une sorte de liquide verdâtre, à peine plus épais que l'eau. A l'intérieur, il ne pouvait respirer qu'avec peine, mais c'était l'habitude. Il était relié à un grand ordinateur par des câbles et des fils, qui lui passaient sous la peau comme des veines. Ça faisait mal, mais c'était l'habitude. Des aiguilles qui lui avaient percées la peau lui injectaient un épais mélange, d'une couleur à peine plus soutenue que l'eau.
Tout cela n'était pas grand-chose.
S'il bougeait légèrement bras gauche, les câbles se détendraient. S'il détendait ses muscles, la perfusion serai plus rapide. S'il restait calme, il ne s'étoufferait pas. Tout cela, il l'avait appris par expérience.
C'était l'habitude.
Non, le pire, c'était le silence. Ce silence profond et infini qui régnait tout autour, et ces yeux braqués sur lui. Même si c'était l'habitude, jamais il ne pourrai s'y faire.
La perfusion était au trois quart pleine, ça allait durer encore longtemps.
Il ferma les yeux, se rendormi.

Autour de lui, tous demeuraient silencieux.
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#Posté le lundi 17 août 2009 13:32

Modifié le lundi 15 février 2010 13:00

Tsume §3 à §5

Lorsqu'il se réveillai, tout était calme. Il était allongé dans un lit mou, et un drap soyeux le couvrait jusqu'au épaules.
Il avait froid.
Il était dans une pièce sombre, mais on pouvait distinguer au dessus de la porte l'enseigne lumineuse « sortie de secours ». Sa pâle lumière n'éclairait guère qu'une partie du mur où elle se trouvait. Elle émettait un bourdonnement à la fois sinistre et rassurant.
Il ouvrit les yeux puis se posa un temps, avant de se diriger vers la porte. Il essaya de l'ouvrir, mais elle était verrouillée.
Il leur avait pourtant dit.
Il avait peur du noir.
C'était dans le noir qu'il voyait le mieux, surtout les « fantômes ». Dans ce décors en négatif, il erraient tels des spectres, quelques fois sans lui prêter aucune attention, d'autres fois en le fixant. Leurs regards le traversaient alors comme des lames, et il se sentait quitter son corps.
Il voyait des choses qu'il n'aurait jamais dû voir.
Il avait déjà essayé de hurler, de se débattre, de s'enfuir, mais rien n'y avait fait. Il restait tétanisé, sans voix.
Ils avaient droit de vie et de mort sur lui, sans qu'il ne puisse jamais rien y faire.
Sa seule défense, c'était dormir, ou plutôt faire semblant de dormir. Ainsi, en restant sans bouger, peut de fantômes s'intéresseraient à lui. Il ferma les yeux, s'accroupit lentement devant la porte, et resta là, sans bouger.
Il ne pouvait qu'espérer qu'aucun ne s'approcherait. Sa tête cachée par ses bras, il se sentait rassuré, malgré la tension qui régnait.
Lui d'une nature pourtant si calme et si posée, il avait peur.
Même si on lui avait dis maintes fois qu'il n'y avait rien à craindre, il avait peur.
Même si on lui avait tout dit à leur propos, il avait peur.
« Le terme « fantôme » tel qu'on l'utilise aujourd'hui a un sens différent d'il y a cent ans. Avant, ils désignaient ce qu'on appelle maintenant les spectres; les esprits des morts si tu préfères. Aujourd'hui, le terme « fantôme » désigne l'ensemble des objets et des personnes qui existent dans ce monde, tout en faisant partie d'un autre monde. Ils existent tout comme toi et moi dans un autre monde, quelque part. Il est même probable que pour eux, ce soit nous les fantômes. Ils ont une certaine influence sur nous, mais il est impossible d'interagir normalement avec eux. Bien qu'ils puissent être effrayants, ils ne peuvent nous faire de mal, ils n'ont pas de masse à proprement parler. Ce sont plutôt comme des sortes de mirages, on les voit sans pour autant pouvoir les atteindre. La seule chose qu'ils aient en commun avec les spectres, c'est qu'ils font baisser la température autour d'eux, en utilisant pour matérialiser leur image les atomes en mouvement présents autour d'eux. C'est la seule chose qu'ils aient en commun, il n'y a rien à craindre d'eux.
« Comment différencier un spectre d'un fantôme?
« Autour d'eux, l'air devient plus dense. La pression qu'ils exercent n'est pas la même. Tu le sentiras au fur et à mesure.
« Qui a-t-il à craindre des spectres?
« Rien à l'intérieur de nos installations. Au moindre problème nous interviendrons.
« Je croyais que nous n'avions aucune influence sur eux?
« Ce sont des spectres, pas des fantômes. Les spectres n'existent que dans ce monde, nous avons une influence sur eux. Nous pouvons les contrer parce qu'ils ont une influence directe sur nous, ils peuvent nous blesser. C'est pour ça que les fantômes ne sont pas dangereux, ils ont aucune influence directe sur nous. Il n'y à rien a craindre d'eux. »
Menteur.
Ce jour-là, il avait suivi ses conseils, il n'avait pas eu peur. Ce qu'il vit était au-delà de toute souffrance. C'était un monde de monstres, où régnaient le chaos et le désespoir. Il avait vu l'Enfer.
On l'avait retrouvé allongé sur le sol, les yeux exorbités, à moitié mort. Personne ne su dire ce qui l'avait mis dans cet état.
Après sa sortie de l'infirmerie, il ne pouvait plus marcher, et devait se déplacer en fauteuil. Alors qu'ils se dirigeaient vers la salle de projection, la femme qui l'accompagnait l'avait stoppé un instant. Elle avait la même blouse blanche, les mêmes lunettes, les mêmes cheveux, mais son regard était différent. D'habitude si chaleureux et complice envers lui, il était cette fois-ci sérieux et triste.
Elle lui avait tout dit.
« Même si on dit que les fantômes ne peuvent pas faire de mal, c'est faux. C'est juste que la plupart d'entre eux n'y voient aucun intérêt. Mais toi, tu est spécial. Tu est largement plus intéressant que n'importe qui d'autre. Tu dois te méfier d'eux. Si tu as un problème appelles-moi. Appelles-moi dans ta tête. Je viendrai. »
C'était la première fois qu'elle lui parlait ainsi.
Elle ne lui adressa ensuite plus jamais la parole.
Elle ne le regarda plus jamais dans les yeux.
Ça faisait maintenant deux ans.
Il n'avait plus le choix, il devait l'appeler. Cette situation ne pouvait plus durer, il était en danger.
D'abord, il fallait se calmer. Il respira lentement, profondément, et fit ainsi chuter son rythme cardiaque. Pour lui, c'était facile; on lui avait appris à faire ça. Ensuite, il visualisa le visage de sa protectrice. Ses cheveux d'un brun éclatant, ses yeux compatissants derrière ses fines lunettes noires, sont nez aquilin, ses traits fins, ses pommettes roses, et son sourire... Si lui était un très bel enfant, c'était elle-même une très belle femme.
Il se perdit quelques temps dans ces belles pensées, où il voyait ce visage. Il se sentait rassuré, il avait presque oublié la présence des fantômes.
Jusqu'au moment où ce visage se transforma en monstre, tout devint fou; les présences réapparurent comme ce qu'elles étaient, des fantômes, avides et effrayant.
Ça allait recommencer, il le sentait.
Des visions s'emparaient de son esprit, des visions d'horreur; des gens tombaient sous ses yeux, de maladies horribles ou victimes de meurtres, des bombes s'abattaient sur les villes comme une pluie assassine, partout le feu, le sang, et...
La porte s'ouvrit brusquement, le heurtant violemment. La lumière balaya les ténèbres, et les obscures pensées qui s'emparaient de son esprit. Sur le point de s'évanouir, il réunit ses dernières forces, et leva la tête vers son sauveur. Il ne vit qu'une ombre qui se découpait dans l'encadrement de la porte.
Sa tête retomba lourdement sur le sol, mais ses yeux restèrent grands ouverts.
Autour de lui, les fantômes avaient disparus.


Il mis près de trois semaines à se rétablir.
Quand il eu recouvré la parole, on l'interrogea.
Il fut questionné par un homme assez grand, de corpulence moyenne. Ses cheveux noirs geai coupés au carré lui donnaient plus l'air d'un lycéen que d'un adulte, mais les quelques rides qui piquaient son visage le ramenaient à son âge. Il devait avoir une trentaine d'années, peut-être un peut plus. Il portait des vêtement sombres, une chemise assez ample était cachée à demi par une blouse ajustée. Une barbe de quelques jours assombrissait sa peau, et le verre de ses fines lunettes métalliques brillait à la lumière des néons, ce qui avait pour effet de cacher ses yeux derrière un écran blanc. Sur sa blouse, aucun badge, aucun laissez-passer. Une autre singularité de ce personnage résidait dans une boucle d'oreille, à sa gauche. Elle était en argent ouvragée, d'allure gothique. Un magnifique bijou.
Derrière une vitre teintée, des gens observaient l'interrogatoire. Un homme parla dans le microphone.
Ils pouvaient commencer.
L'homme s'assit face à l'enfant, le regarda droit dans les yeux.
Ils étaient rares à pouvoir faire ça, le regarder sans défaillir.
Il lui rendit son regard, et ne le lâcha plus durant toute la durée de l'interrogatoire.
« _ Pourquoi as-tu voulu quitter la pièce?
L'enfant ne répondit pas.
_ Pourquoi as-tu voulu quitter la pièce?
Mais de quoi parlait il? Quelle pièce avait-il voulu quitter?
_ Pourquoi as-tu voulu quitter la pièce?
Il restait les yeux dans le vide, cherchant dans sa mémoire.
_ Pourquoi as-tu voulu quitter le pièce? Tu ne te souviens plus?
Il hocha la tête en signe de négation.
_ Sais-tu de quoi je parle?
De nouveau, il hocha la tête.
L'homme regarda vers la vitre, puis repris.
_ Le 12 janvier de cette année. Tu dormais dans la salle aménagée, et après plusieurs heures de sommeil, tu t'es réveillé, et t'es dirigé vers la porte. Un peu avant que tu ne sortes, les caméras t'on vu t'attarder devant la porte. Tu est resté recroquevillé devant pendant une quinzaine de minutes, ensuite la porte s'est ouverte alors qu'elle devait être verrouillée, puis tu as disparu des écrans. On t'a ensuite retrouvé à l'infirmerie principale, environ une demi heure après. Durant cette période, tu as disparu des écran, envolé. Tu vois de quoi je parle?
Silence.
_ Oui.
Sa voix fluette résonnait dans la salle.
Il n'y avait plus un bruit. Derrière la vitre, ils retenaient tous leur souffle.
_ Pourquoi as-tu voulu quitter la pièce?
_ J'avais fini de dormir.
_ Pourquoi est-tu resté devant la porte?
_ Elle était fermée.
_ Alors comment es-tu sorti?
_ Elle me l'a ouverte.
_ Qui « elle »?
_ Celle qui s'occupe de moi.
Silence.
_ Décris-la moi.
_Elle est de taille moyenne, les cheveux bruns attachés par un crayon de papier. Elle a les yeux noirs, brillants, et des lunettes qui ressemblent aux vôtres. Elle porte une blouse trop longue et...
_ Ça suffit. »
Silence.
Sa voix grave s'était faite sèche, instable. Il s'était levé.
Il sorti de la pièce.
Plusieurs heures plus tard, l'enfant était toujours dans la salle d'interrogatoire. Il avait fini par s'endormir, la tête dans les bras, toujours sur sa chaise.
Il n'avait pas compris pourquoi il s'était énervé. Ça devait avoir un rapport avec La Femme. Peut-être s'était-il énervé parce qu'il l'avait décrite, au lieu de donner son nom. C'est pourtant ce qu'on lui avait demandé. Et puis, même si il le voulais, il n'aurait pas pu donner son nom.
Depuis toujours, on lui cachait le nom de tout le monde autour de lui. On ne lui avait pas non plus donné de nom, mais ça n'aurait servi à rien, on ne l'appelait jamais. Alors il avait appris parfaitement celui de chaque scientifique cité dans l'histoire, pendant les séances d'apprentissage.
Parce que même si ça ne servait à rien, il aurait aimé avoir un nom.
Vu qu'il ne savait pas comment désigner son entourage, il avait commencé à les appeler Il et Elle, qui désignaient des personnes individuelles importantes. Il y avait aussi les il et les elle, pour les personnes individuelles de moindre importance, en plus des ils et elles, qu'on ne voyait qu'en groupe avec à chaque fois les mêmes personnes. Mais les plus importants, c'était L'Homme et La Femme. Ces mots désignaient les deux personnes les plus importantes à ses yeux.
La Femme, c'était sa protectrice, celle qui s'était toujours occupée de lui sans jamais se plaindre. Peut-être était elle une sorte de mère.
L'Homme, c'était lui-même. Il était sa seule compagnie, avec qui il pouvait parler librement. Mais L'Homme était différent de lui. Il ne pensait, ni ne disait pas forcément les mêmes choses que lui. Pour être exact, L'Homme était formé de trois lui-même. Ces trois personnes avaient la même analyse des choses, mais leurs avis divergeaient parfois, bien que cela restais rare.
Il ne parlait qu'avec L'Homme; mais même si La Femme ne lui adressais plus la parole, il se sentais en quelque sorte bien plus proche d'elle qu'il ne le serait jamais avec personne d'autre.
Elle pouvait se mettre à le haïr, le maudire, aller même jusqu'à le tuer, lui et tout ce qu'il connaissait. Il ne cesserait jamais de l'aimer, d'un amour fraternel profond, et jamais personne ne pourrai briser ce lien qui les unissaient. Il en était certain.
C'est sur ces pensées qu'il s'était endormi.
La Femme entra, s'approcha de lui. Elle lui murmura quelques mots à l'oreille, puis après lui avoir longuement sourit, elle s'en alla, ferma doucement la porte derrière elle.
Sur son visage apaisé, un sourire était apparu.


Personne ne vint le chercher, personne ne remarqua son absence.
La séance avait été ajournée. Une réunion s'était tenue après que celui qui l'interrogeait eu quitté la pièce, mais le sujet comme les conclusions furent classés secrets. Ce n'est que plusieurs heures plus tard que d'autres entèrent. Ils le trouvèrent là, assoupis comme si de rien n'était. Ils s'étonnèrent de le voir là, mais ça ne les choquaient guère. Ils appelèrent quelqu'un pour venir le chercher. C'est un scientifique qui vint, il pris l'enfant dans ses bras, puis sans se presser, il sortit. Les autres avaient besoin de la salle, mais il restait d'une position supérieure à la leur. Il ne leur jeta pas un regard, il ne sembla même pas avoir remarqué leur présence. Il vint puis parti comme un fantôme, sans bruit. C'était un personnage flou, inquiétant.
Plus tard, aucun membre de cette équipe ne su décrire cet homme.
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#Posté le lundi 17 août 2009 13:40

Tsume §6

Il se réveilla dans une petite salle, qui semblait n'avoir rien à faire dans le complexe. Alors que toutes les autres pièces étaient aseptisée, d'une blancheur impeccable et éclairées par des néons aveuglants, elle était plus chaude, et plus meublée. À droite, une porte hermétique de bois sombre séparait la salle du couloir, et une large fenêtre était entravée par des stores jaunâtres. Sous la fenêtre, une commode vernie sur laquelle était posée une lampe ancienne dont l'abat-jour usé filtrait une partie de la lumière se serrait contre le mur, essayant de trouver sa place. À gauche, un meuble bibliothèque du même bois que la commode s'évanouissait sous des montagnes de livres dépareillés. Devant lui, un bureau massif complétait le set de meubles, encore fallait-il le distinguer sous la paperasse qui encombrait chaque parcelle de sa surface poussiéreuse. Un papier peint terne se décollait par endroit, et le tapis perse qui recouvrait le sol était jonché de gratte-ciels de papiers, de livres et de rapports divers. Des lumières chauffantes étaient incrustée dans le plafond, et donnaient une ambiance rétro. Le seul élément moderne rappelant l'extérieur était un tableau de contrôle au fond de la salle. Un homme s'affairait sur les commandes, parlait quelques fois dans un petit micro, demandant quelque précision sur un quelconque engin semblait-il. Il se tenait devant une vitre teintée, derrière laquelle on ne distinguait que des ombres.
Une dizaine de minutes après son réveil, il n'avait pas bougé. Il restait recroquevillé dans la chaise où il s'était retrouvé, et ne bougeait pas, ne parlait pas. Il ne faisait que regarder cet homme, trop absorbé par son travail pour avoir semblait-il remarqué sa présence; il ne lui avait jamais prêté attention.
Il se demanda d'abord qui était cet homme, il ne l'avait apparemment jamais vu. Il avait beau chercher, examiner le moindre souvenir des visages qu'il n'aurait vu qu'une fois, rien. D'ailleurs d'où il était, il ne pouvait pas voir son visage, il ne s'était jamais retourné. Il ne pouvait voir que sa blouse d'un blanc éteint, qui paraissait vainement entre ses impressionnants cheveux noirs, d'une longueur et d'une fluidité incroyable. Ils n'étaient que de quelques centimètres plus courts que sa blouse, qui lui coupait le bas des jambes.
Il ne pouvait détacher les yeux de ce personnage, il était intrigué par son apparence singulière, bien qu'ici, tous étaient un peu étranges, mais qui était il pour en juger. Il n'avait qu'eux, et ne pouvait donc faire aucune comparaison. Mais celui-ci était différent, c'était certain. Mais en quoi, en dépit de son apparence, pouvait il différer en rien de ses collègues? Quelle était cette chose, qui le rendait si inhabituel?
Alors qu'il se démenait sur les commandes, il s'arrêta soudainement. Il posa les mains a plat sur le fer de celles-ci et soupira.
« _ Tu vas continuer encore longtemps à me fixer comme ça?
Alors il l'avait vu.
« Allez, viens par là, je vais pas te manger.
Après un court moment d'hésitation, l'enfant descendis de sa chaise, et avec les difficultés que ses membres engourdis lui infligeaient, avança vers le fond de la salle.
Il se planta près de lui, l'observa longuement. Il était grand, peut-être un mètre quatre-vingt dix, mais sa minceur faisait que sans avoir l'air amical, il n'était en rien effrayant. Bien qu'il fut tout près, il avait beaucoup de mal à distinguer son visage. Cette zone restait floue, et même s'il se concentrait, il ne pouvait voir que quelques bribes, quelques traits de son visage. Il voyait assez pour savoir que son nez était fin, qu'il avait les yeux sombres et que ses traits étaient minces. Ses cheveux geai tranchaient avec sa peau, blanche sans être pâle. C'est tout ce qu'il pouvait distinguer de lui. Plus il le regardait, moins il était sûr de ce qu'il voyait. Il semblait soudain plus grand, plus mat de peau, et plus corpulent, mais très vite, ses traits changeaient de nouveau, et il redevenait svelte, et sa peau comme ses traits redevenaient similaires aux originaux. Seuls ses vêtements ne se modifiaient pas; il portait une longue blouse blanche qui lui arrivait aux chevilles, Un pantalon noir large en tissu robuste rentré dans des chaussures massives et sombres décorées de lourdes chaînes et de motifs d'argent.
Cette apparence floue le rendait inquiétant, mais il y avait autre chose. Quelque chose qui arrivait presque à effacer ce sentiment d'oppression. « Tu te lasseras quand de me fixer? Je t'ai déjà dis que j'allais pas te manger, alors c'est bon, tu peut arrêter de me dévisager.
L'enfant ne bougeas pas.
Il stoppa de nouveau ses mouvements nerveux sur les claviers, et se tourna vers lui.
« Moi aussi je peux le faire, tu sais.
Il plongea son regard dans celui de l'enfant. Cette fois, il lui semblait voir clairement ses yeux, sans aucun flou. Ils étaient sombres, avec une jolie forme elliptique et entourés de crayon noir.
En outre, il arrivait à le regarder dans les yeux sans sourciller, cas extrêmement rare pour un étranger. Décidément, cet homme l'intriguait de plus en plus.
Il détourna les yeux en tiquant, et se remit au travail.
« Tu dois te demander ce que tu fais ici. C'est moi qui t'ai amené là. J'avais vaguement entendu dire qu'un gamin dormais dans une salle d'interrogatoire, et qu'on attendais encore quelqu'un pour venir le chercher. Comme je passait par là, je me suis dis que j'allais faire ma BA, mais j'ai eu une urgence à la dernière minute, et comme je n'avais pas le temps de trouver une personne qui veuille bien s'occuper de toi, je t'ai emmené avec moi dans mon bureau.
Non, en fait, ça ne lui avait même pas traversé l'esprit. Il était là, c'était un fait, le pourquoi importait peu pour le moment.
« On s'est un peu éloignés de là où je t'ai trouvé, mais je te ramènerais plus tard.
Il aurai quitté le complexe?
« Au fait, comment tu t'appelles?
Il dit non de la tête.
« Moi, c'est John Carter.
Il hallucinait. Cet homme lui avait dit son nom.
Il lui avait fait confiance.
Il assimilait parfaitement son nom, se le répéta une dizaine de fois, pour être sûr de ne jamais l'oublier.
Ses pupilles s'étaient rétractée.
« Qu'est-ce qu'il y a encore, ça ne va pas?
Il se calma un peu.
_ Peut-être...
« Ah, enfin, tu te décides à parler. Peut-être quoi?
_ Vous n'auriez pas du.
_ Je n'aurais pas du quoi?
_ Votre nom...
Silence.
_ Alors ce n'est que ça! Et qu'est-ce que tu vas en faire de mon nom, l'utiliser? Je sais que ce serai techniquement possible, mais tu ne le feras pas. Si je t'ai donné mon nom, c'est que j'ai confiance. Et puis, si tu me donne le tiens, on sera quitte.
Il resta silencieux.
« Tu ne veux toujours pas, hein? Je comprend.
Il hocha la tête.
_ Non, vous ne comprenez pas.
_ Ah, et pourquoi, qu'est-ce que je ne comprend pas?
_ Ce n'est pas comme si je voulais vous cacher mon nom. Je n'en ai pas, c'est tout.
_ Je m'en doutais, c'est toi le cinquième enfant, n'est-ce pas?
Il acquiesça.
« C'est sûr que tu ne passe pas vraiment inaperçu. Mais je t'imaginais plus jeune.
_ Plus jeune?
_ Oui, plus jeune. Tu dois avoir dans les dix, douze ans, non?
_ J'ai six ans.
_ Attends, c'est vrai?
_ Je ne mens pas.
_ Alors toi, tu es vraiment hallucinant.
Silence.
« Tu sais pourquoi personne ne voulait s'occuper de toi?
_ Oui.
_ Pourquoi?
_ Ils semblent avoir peur de moi.
_ Comment pourrait on avoir peur de toi?
Il ne répondit pas.
« Tu ne sais pas?
_ Si.
_ Alors quoi?
Long Silence.
_ Je l'ai vue.
_ Vu quoi?
_ L'Autre Côté.
Silence.
_ Qu'est-ce que tu veux dire par là?
_ Je suis déjà mort. Trois fois.
_ Tu as dépassé les portes?
_ Des portes?
Il le regardait d'un air intriqué.
_ Non, ce n'est rien.
Il mentait. Peu importe.
Il détourna son attention sur le tableau de bord. Il avait souvent vu ce genre de machines, il y en avait une qui y ressemblait dans la salle d'examen, mais celle-çi était moins imposante. John Carter avait de nouveau posé toute son attention sur les commandes, et avait recommencé à parler dans le micro.
Outre le tableau de commandes, la vitre teintée retenait son attention. On ne distinguait au travers que des ombres indistinctes. Il avait beau se concentrer, il ne voyait rien. Au contraire, Carter semblait voir parfaitement ce qu'il se passait de l'autre côté. Il commentait certains évènements, certaines choses pour les corriger.
Quand il fit une pause pour souffler, il regarda l'enfant, qui tentait toujours désespérément de regarder de l'autre côté de la vitre.
« Tu veux voir ce qui se passe derrière? Désolé, mais ce n'est pas pour les enfants...
_ Pourquoi?
_ Eh bien... Il y a certaines choses que les enfants ne devraient pas voir, c'est tout. Tu dois t'ennuyer, mais patiente encore un peu que j'ai fini, d'accord?
_ Comment.
_ Quoi?
_ Vous pouvez voir de l'autre côté.
_ Ah, ça... Disons que mes yeux sont un peu, spéciaux. Ils sont capables de voir à travers la vitre sans que ceux qui sont derrière puissent me voir.
_ Ils ne doivent pas?
_ Disons que ce serait un peu problématique.
_ Pourquoi?
_ On ne t'as donc jamais appris la discrétion?
Il se contenta de le regarder jusqu'à ce qu'il obtint une réponse.
« C'est un peu comme pour toi, certaines personnes ne peuvent pas me regarder sans devenir totalement passives. Alors pour éviter ça, j'ai fait installer cette vitre. Il faut mettre des lunettes spéciales pour voir au travers, mais pas la peine de chercher il n'y en a pas ici.
Le petit fit une moue vexée, et Carter eu un éclat de rire.
« Allez, j'en ai plus pour très longtemps, retourne t'asseoir d'accord?
Il souriait.
C'était la première foi que quelque un d'autre que sa « mère » lui souriait.
_ D'accord. »
Il retourna s'asseoir sur la chaise où il s'était réveillé, derrière un bureau toujours aussi encombré, au milieu d'une mer de papiers et de livres dépareillés.
Il ne pouvait pas détacher son regard de cet homme, le premier à lui avoir confié son nom. Il lui avait fait confiance, et était ainsi devenu une personne importante à ses yeux. Cette personne qu'il aurait sans doute appelé « Il » avait désormais un nom dans sa mémoire: John Carter. Peut-être un jour lui donneras t-on un nom à lui aussi, celui qu'on appelais le Cinquième.
Le regard lointain, les yeux fixés sur le dos de John Carter, il s'endormis paisiblement
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#Posté le lundi 17 août 2009 13:43

Tsume §7 à §9

Il sentit qu'on le chahutait un peu, et deux hommes parlaient.
_ « J'espère qu'il ne vous a pas causé trop d'ennuis.
_ Non.
C'était la voix de John Carter avec celle d'un autre homme.
_ Désolé d'avoir du vous le laisser, on a eu une urgence. Il ne parle pas beaucoup, mais il est...
_ Non. Il a même été plutôt loquace.
Silence.
_ Encore désolé du dérangement. »
On le chahuta encore, il passa des bras de Carter à ceux du second homme.
Il n'avait vécu que vaguement cette scène, perdu entre le sommeil et l'éveil.
Il se rendormi sans même avoir eu conscience de s'être réveillé.


Il se trouvait dans sa chambre, mais cette fois-ci, elle n'était pas plongée dans les ténèbres, une lueur partait du coin de la pièce pour adoucir l'obscurité; il se leva de son lit, la lueur sanglotait, il fit les premiers pas vers elle, c'était une jeune femme recroquevillée, elle était translucide et blanchâtre, il s'approcha d'elle, encore un peu, encore un peu; elle se trouvait face à lui, droite, elle lui ressemblait, elle était jeune, il ne pouvait plus bouger, elle le pris par les épaules et le regarda droit dans les yeux, les siens étaient écarquillés, il hurla, elle était derrière lui, lui murmura quelque chose à l'oreille, s'éloigna, disparu réapparu à sa droite, puis à sa gauche, chuchotant des paroles inaudibles, il était effrayé, terrifié, pétrifié, entravé de milliers de cordages invisibles qui l'enserraient, l'étouffaient, et la voix de la jeune femme qui sifflait à ses oreilles, il n'en pouvait plus, de cette étreinte et de ce bruit, de ces serpents qui ne tarderaient pas à l'achever, tout était blanc elle était noire, elle était derrière lui et lui souffla désespoir...

Il ouvrit brusquement les yeux, parcouru de frissons, en sueur. Son drap humide lui collait à la peau, et sa respiration haletante n'arrangeais rien.
Il peina à se reprendre, mais dès qu'il y parvenais, sont esprit s'ébréchais, se disloquait comme une roche qui s'effrite.
Aussi étrange et illogique que cela lui paru, il se leva, alors que la pièce était comme à son habitude plongée dans le noir, et décida de mettre de l'ordre dans la pièce. Tout d'abord, tout réunir près du lit: il entrepris de rechercher les éléments manquants, à savoir son oreiller, traversin, ainsi que la dizaine de coussins qui composaient la tête de lit. Au final, il ne trouva qu'un oreiller usé.
Il avait retrouvé ses esprits.
Il choisi ensuite de continuer son ½uvre, et de refaire son lit. Tout à une place, et même si il manquait une grande partie de ce qu'il avait recherché, l'essentiel était en place.
Il avait mis de l'ordre dans ses idées, mais cherchait ce qu'il avait oublié.

Il pouvait de nouveau réfléchir posément.
Il s'allongea sous son drap encore moite, mais garda les yeux grands ouverts.
Était-ce un rêve?
Il n'en avait jamais fait. Il ne s'était que rarement posé la question, mais il ne connaissait la réponse que depuis peu. En réalité, il n'avait trouvé la réponse que depuis peu.
Étant ce que les autres appelaient « clone » ou « humain artificiel », il avait été créé à partir d'une matrice vivante puis s'était développé à l'intérieur d'un utérus artificiel, ce qu'ils appelaient « le caisson ». Il avait donc un corps que l'on pourrait qualifier de « normal » mais apparemment quelque chose en lui était étrange, quelque chose qui repoussait les gens, ou qui les changeaient. Cette répulsion n'était pas entièrement causée par le fait qu'il avait vu l'Autre Côté, cet autre monde que l'on ne peut voir que lorsque l'on meurt. C'était quelque chose d'autre, qui repoussait les gens, mais les attiraient irrémédiablement, et lorsqu'ils devenait trop proches de lui, il ne les revoyais plus. Jamais. Il ne s'était qu'occasionnellement posé la question sur ce que devenaient ces personnes qui demeuraient encore proches de lui, elles étaient les seules à pouvoir endurer sa présence. Les autres fuyaient, simplement.
La seule à n'avoir jamais disparu, c'était La Femme.
Si elle disparaissait, il serait seul.
Seul?
John Carter.
Il ne serait plus seul.
Il ne possédait qu'un corps, un corps incomplet. Un être humain normal à un corps créé et engendré par un autre corps, puis en grandissant, l'âme qu'il à reçu à sa naissance s'encre profondément à son corps par son c½ur, et l'esprit se développe ensuite.
Lui avait été engendré par une machine, comme les autres avant lui qui avaient péri, et il avait reçu leur esprit, qui s'était chargé des souvenirs des trois premiers.
Il n'avait aucun souvenirs du quatrième.
On peut donc considérer que le cinquième est en quelque sorte une extension des trois premiers, il avait leurs souvenirs, leurs émotions, mais il demeurait un être différent, avec ses propres impressions et sa propre appréhension du monde qui l'entourait.
Mais il avait reçu leur esprit à l'intérieur du caisson, pendant son développement. Considéré donc comme un être complet, il n'avait pas reçu d'âme.
Il étais dénué d'âme.
Il ne rêvait pas, il en avait donc conclu que l'âme était la source des rêves. Les gens qui rêvaient avaient donc une âme.
Mais est-ce qu'il avaient tous une âme?
Est-ce qu'une erreur dans le développement ne pouvait pas eux aussi les priver d'âme?
Les gens qui rêvent paraissent différents - on dit qu'ils on une âme, ce qui n'es pas - notre cas. Mais sont-ils tous différent - notre monde - se limite au complexe. On-t-ils conscience de ça - quoi - Que leur propre monde se limite à leur Entourage - on-t-ils seulement conscience de leur entourage. Mais au final - qu'est-ce que - l'Entourage. Une seule personne - ou bien plusieurs - je n'en sais sur ce point pas beaucoup plus qu'eux mais peut-être - qu'il me cachent eux-mêmes quelque chose - qu'en penses-tu - c'est une possibilité - parmi tant d'autres. Et cet homme - Carter - est-ce qu'il rêve - je n'en sais rien - je pense que oui - mais pas de la même façon que les autres. Il a l'air - d'être plusieurs personnes - il cache quelque chose - un secret - ça doit être dur de vivre en gardant un secret. Pourquoi les gens gardent-ils des secrets - peut-être en ont-ils besoin - va savoir - son secret à l'air important - plus important que beaucoup d'autres - il a su le cacher à - nos yeux. Est-ce parce que ce secret ne le tourmente pas - peut-être qu'à ce moment il n'y pensait simplement pas - je n'ai d'ailleurs pas cherché à en découvrir beaucoup plus - à ce moment. Il m'avait confier son nom - tu t'es laissé distraire - mais c'est important - peut-être l'a-t-il fait délibérément - pour m'éloigner de son secret. Il est étrange - particulier - plus que tous les autres que nous avons rencontré jusqu'à présent. Et si au contraire de nous qui n'avons pas d'âme, lui-même en aurait - plusieurs. Je n'en sais rien - il y a - beaucoup trop - de possibilités - pour en décider maintenant. Mais ça reste une possibilité - parmi tant d'autres. Et cette femme - cette jeune femme - si ce n'étais pas un rêve, qu'est-ce que c'était. Qui était-elle - va savoir. Une illusion - peut être. Comme moi - comme nous - et peut-être même comme ces visages autour de nous. Mais il ne sert à rien de partir sur le principe - que tout n'est qu'illusion - ou on ne découvrira jamais rien - sur nous - ni sur ce monde qui nous entoure - d'ailleurs, je suis - nous sommes - nous même selon le mot propre - des illusions. Nous n'existons que pour un seul être - nous composons cet être - mais nous sommes différents. Nous sommes tous - moi-même. Mais quelques fois je me demande - si certains d'entre nous - ne sont pas aussi d'autres que moi. Et au juste - combien sommes nous - séparés de l'esprit en quête de changement - échappant à l'ennui et - à la solitude. Mais tous du même être nous demeurons à l'intérieur du corps - dépendant totalement de notre Entourage - cet être - ces êtres - va savoir - auquel nous tenons tant - et plus que tout. Le savent-ils - s'en sont-ils rendu compte - l'on-t-ils remarqué - tous ces gens... Ça faisait longtemps - qu'on ne s'étais pas retrouvés - pour réfléchir... C'est agréable... - Oui...
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#Posté le lundi 17 août 2009 13:46

Ecriture Libre

Ici, je présenterai quelques petites choses que j'ai écrit vite fait, ça fait souvent référence à un manga quelconque mais je ne vous dirai pas lequels ^_^! C'est quand je m'ennuie en fait ^^° mais bon moi j'aime bien et puis de toute façon c'est mon blog j'y met ce que je veux, et nous veillerons à ce que vous soyez entièrement pris en charge dès votre arrivée. Je vous rassure, aucun mal ne vous sera fait, enfin bonne lecture, si vous en avez le courage ^^!

Eh bah ça donne envie de lire ton intro - Notre intro - Mais j'adore *_* - O_O - bah quoi - Non rien ^^°
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#Posté le mardi 18 août 2009 01:52

Modifié le mardi 18 août 2009 02:28

Ange rouge

Ange rouge

Un ange rouge apparaît
Sur le parvis de l'église
De part et d'autre de la place
Les gens scandent


Gloire! Gloire! Gloire!
(Partout des voix s'élèvent)
Gloire! Gloire! Gloire!
(De toutes part les gens sortent)
Gloire! Gloire! Gloire!
(De chaque gorge s'essouffle même cri.)


Un ange rouge marche
Sur le parvis de l'église
Il quittera bientôt la place
Et s'envolera.


Gloire! Gloire! Gloire!
(Nous savons ce qu'il a fait)
Gloire! Gloire! Gloire!
(Pareil a un démon)
Gloire! Gloire! Gloire!
(Il ne regrette rien.)


Un ange rouge descend
Le long de la rue de l'église
Il descend toujours et descendra encore
Il arrivera bientôt au bout.


Gloire! Gloire! Gloire!
(Qu'il meure lui aussi)
Gloire! Gloire! Gloire!
(Qu'il disparaisse)
Gloire! Gloire! Gloire!
(Qu'on ne le revoit plus.)


Ce n'est pas qu'il aime la guerre
Mais pour étouffer cette voix en lui
Qui dictait sa vie
Il ne pouvait s'en empêcher
Sans jamais regretter
De faire couler le sang
Et pendant qu'il descendait
Le long de la rue sombre
Il n'espérait même pas
Qu'on ne vint croiser sa route.


Là ou la rue laisse place
Au sable humide de la plage
Et à la mer infinie
L'ange rouge disparaît dans la nuit.


Le chaos laissais place au néant
Errant parmi les hommes
Une petite fille percevait
La lumière en chacun d'eux
Se refléter dans les yeux de l'ange.
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#Posté le mardi 18 août 2009 02:00

Modifié le mardi 18 août 2009 02:11

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